Mémoires d'Ici - Dossiers web - LES RAMEAUX Du bâtiment évangélique à la maison de la mémoire

LES RAMEAUX
Du bâtiment évangélique à la maison de la mémoire

Une salle qui devient polyvalente

Après la rénovation de 1938, les Rameaux se prêtent à l’organisation de manifestations plus diverses et plus importantes. Le comité de gestion cherche à rentabiliser les nouveaux investissements en élargissant le champ de ses locataires.

En octobre 1938, lors du concert d’inauguration, donné par le violoniste André de Ribaupierre et l’altise Émile de Ribaupierre, les mélomanes soulignent l’excellente acoustique de la nouvelle salle.

La section de Saint-Imier et environs de l’Association suisse pour la Société des Nations (SDN), la Société des amis du théâtre (SAT) et la Société jurassienne d’émulation (SJE) en deviennent des hôtes réguliers. Elles y accueillent des conférenciers comme Henri Guillemin ou Marcel Suès (plus connu sous le nom de Squibbs).

L’UCJG fait aussi l’acquisition d’un piano Gaveau, qui est à l’époque un instrument prestigieux, et les Rameaux jouent le rôle de salle de musique. Des concerts d’abonnement y sont proposés. L’Orphéon mixte (qui deviendra la Chanson d’Erguël en 1959) y tient ses répétitions. Les Jeunesses musicales y organisent leurs auditions et l’Orchestre symphonique de Saint-Imier y donne ses concerts.

Toutefois, ne disposant pas de rentrées suffisantes pour couvrir les frais d’entretien, l’UCJG se débat dans des difficultés financières continuelles. Elle souffre aussi d’une stagnation du nombre de ses membres, apparue déjà au début des années trente, suite à des départs de la localité (elle passe en 111 membres en 1926 à 50 en 1938).

En 1944, la Paroisse évangélique réformée lui alloue une somme de 45’000 francs. Elle permet d’effectuer les travaux les plus urgents et l’extinction de la dette contractée auprès de Frédéric von Fischer (ce dernier renonçant à la moitié de la somme prêtée).

Projections

La cabine de projection permet notamment de recevoir les tournées de films commentés de Connaissance du monde.
Dans les années 1950, le pasteur de l’Église libre organise aux Rameaux des séances mémorables, comme celle du Cuirassé Potemkine.
On présente aux enfants de petits films fixes: documentaires animaliers, contes, épisodes bibliques, propagande contre l’alcool.
Le fonds de l’UCJG contient une collection de ces documents visuels qui sont alors un moyen d’instruction très apprécié, en particulier dans les milieux scolaires et religieux.


Exemples de films fixes à cette adresse:
ASFFA