L’arrivée de l’eau courante à Saint-Imier

Du bourg agricole à la cité industrielle



En 1797, Saint-Imier n’est qu’un petit village agricole de 800 habitants. Les habitations se concentrent autour des deux églises et de quelques fontaines alimentées par de modestes sources : la Volan, la Saint-Imière ou encore la fontaine du Diaconnat. Au nord, la source de la Fiole alimente également les moulins Bruans. Chaque ménage s’approvisionne à ces points d’eau et conserve le précieux liquide dans des seaux en cuivre.

Dès 1850, le succès de l’industrie horlogère et la croissance démographique impressionnante bouleversent la physionomie du village. Trois grands incendies dévastent le centre de la localité en 1839,1843 et 1856, accélérant la mutation (61 maisons incendiées).

Ferme au Coin-Dessous, détruite en 1942 (Collections Mémoires d'Ici)

Les premières habitations ouvrières à étages remplacent peu à peu les anciennes fermes (les « plâtres ») dans un plan en damier novateur. Symbolisant cet élan, deux fontaines monumentales sont installées sur la Place Neuve et sur la la Place des XIII Cantons, nouvellement créées. Néanmoins, les ressources s’avèrent insuffisantes et ne comblent plus les besoins de la cité industrielle dont la population a doublé entre 1850 et 1860.



(Archives municipales, Saint-Imier)

Dès le milieu du 19e siècle, Saint-Imier recherche activement de nouvelles sources, comme en témoigne ce document daté des 18 et 19 juillet 1850. Il s’agit d’un rapport établi par un « hydroscope » de Lons-le-Saunier qui signale au Conseil de Bourgeoisie l’existence de six petites sources au pied de la forêt du Droit.
Entre 1868 et 1877, des études et des forages sont entrepris dans cette zone, au lieu-dit Champ Meusel. Les travaux seront entravés par des oppositions.

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