Mémoires d'Ici - Dossiers web - MAX ROBERT (1908-1997) L’imprimeur devenu l’ami des peintres

MAX ROBERT (1908-1997)
L’imprimeur devenu l’ami des peintres

Le Petit Jurassien

Fondé en 1892 par Adolphe Imhof et paraissant alors tous les mercredis et samedis, le journal s’appela tout d’abord Feuille d’Avis du Jura, nom qu’il abandonna pour prendre en janvier 1903, le titre de Petit Jurassien. Après le rachat de l’imprimerie par Arnold Tripet, le journal paraît trois fois par semaine, les mardis, jeudis et samedis. En décembre 1903, il devient quotidien, et paraît même le dimanche à partir de janvier 1904. En 1907, les bureaux du Petit Jurassien sont transférés à l’avenue de la Gare, dans la maison Imhof.

En mars 1914, le Conseil fédéral supprime pour deux mois la parution du Petit Jurassien, auquel il est reproché d’avoir publié, sous la signature de Léon Froidevaux, des articles critiquant la neutralité suisse. Le rédacteur contourne la décision du Conseil fédéral en le faisant paraître d’abord sans titre, puis sous la dénomination du Petit Rauracien, et encore du Drapeau Jurassien. À partir 1915, le journal devient le porte-drapeau du séparatisme jurassien. Le 16 mars 1916, Léon Froidevaux est condamné pour avoir écrit que les soldats de la Division II n’avaient pas reçu de cartouches alors qu’ils devaient couvrir la frontière. Il sera limogé par son journal, dont les rênes seront reprises, en 1918, par Oscar Robert.

Durant une quarantaine d’années, la parution du Petit Jurassien se poursuit sans turbulences. «Le Petit Jurassien est votre journal, chers Prévôtois. Il est à votre service. Il travaille pour vous. Il veille à vos intérêts. Il propage et défend vos idées. Tous les jours il rend compte de ce qui se passe chez nous et au-dehors. Il est vraiment, et il veut l’être, le confident de vos joies et de vos peines, le soutien et l’animateur de notre vie publique», lit-on, sous la plume d’Oscar Robert, dans le numéro spécial du 50e anniversaire, en 1942.

D’autres signatures apparaissent, notamment celle de Claude Richoz, qui deviendra rédacteur en chef du quotidien La Suisse, édité à Genève.

En 1953, le Petit Jurassien prend le nom de Tribune Jurassienne. En juin 1956, la publicité locale étant insuffisante pour faire vivre un quotidien, la Tribune Jurassienne fusionne avec le Journal du Jura. Le quotidien biennois, désormais enrichi des pages prévôtoises, continue à paraître, dans la Prévôté, sous le titre de Tribune Jurassienne. Max Robert en demeure le rédacteur prévôtois, suivant assidûment l’actualité locale, avec son penchant naturel pour tout ce qui touche à la culture et aux arts.